Aires protégées proposées
Aperçu
On compte actuellement cinq aires protégées proposées. Dinàgà Wek’èhodì est une aire protégée proposée en vertu de la Loi sur les aires protégées des TNO. Quant aux aires Ejié Túé Ndáde, Ka'a'gee Tu, Łue Túé Sųlái et Sambaa K’e, elles ont été déclarées aires protégées proposées dans le cadre de l’ancienne Stratégie sur les aires protégées.
Une aire devient une aire protégée proposée en vertu de la Loi sur les aires protégées lorsqu’elle est :
- mise en nomination par un particulier, un organisme ou un gouvernement;
- approuvée comme aire proposée par le gouvernement territorial.
Les aires protégées proposées en vertu de la Loi sur les aires protégées bénéficient d’une protection provisoire, ce qui signifie que les activités susceptibles d’y être menées sont restreintes (mise en valeur des ressources ou autres activités industrielles, par exemple), et que le travail pour créer une aire protégée établie débute entre le gouvernement territorial, tout autre ordre de gouvernement concerné ainsi que les gouvernements et les organisations autochtones. La délimitation de l’aire est susceptible de changer au cours de ce processus.
Dınàgà Wek’èhodì
Qu’est-ce que Dınàgà Wek’èhodì?
Dınàgà Wek’èhodì (di-na-ga wek-è-ho-di) est une aire protégée proposée en vertu de la Loi sur les aires protégées. Elle occupe 790 km2 de la portion la plus septentrionale du bras nord du Grand lac des Esclaves et comprend le rivage continental, de nombreuses îles et les eaux du lac.
L’aire proposée est sous protection temporaire en vertu du Décret d’inaliénabilité des terres (lien externe) de la Loi sur les terres des Territoires du Nord-Ouest, qui a expiré le 9 octobre 2022. Vous trouverez une délimitation détaillée de l’aire dans l’annexe du Décret d’inaliénabilité des terres (lien externe).
La création de l’aire Dınàgà Wek’èhodì permet de préserver la biodiversité de la Taïga des Plaines, de la Taïga du Bouclier et du bras nord du Grand lac des Esclaves, ainsi que la continuité culturelle de cette aire qui revêt une importance historique, spirituelle et culturelle. Il s’agit à la fois d’un lieu de légendes, de partage, d’enseignement et d’apprentissage.
L’aire est également importante pour les oiseaux migrateurs et sert d’habitat à d’autres espèces sauvages, notamment des oiseaux, des poissons et des espèces en péril. La faune et la flore sont des plus riches, et constituent les bases de cet environnement naturel spectaculaire, qui recèle autant de possibilités de loisirs que d’occasions de chasse, de pêche, de piégeage et de cueillette.
La cogestion d’une aire protégée garantit que tous auront l’occasion de montrer leur respect pour le lieu et d’en jouir pour plusieurs générations à venir.
Pourquoi est-ce important?
- L’aire Dinàgà Wek’èhodì (anciennement connue sous le nom Kwets’ootł’àà) a été proposée pour protection par le gouvernement tłı̨chǫ.
- L’aire a une importance culturelle pour les Dénés et les Métis qui l’occupent depuis des siècles et y pratiquent nombre d’activités, notamment la chasse et la pêche.
- L’aire proposée accueille nombre d’espèces en péril, comme le caribou et le bison des bois, le carcajou, le quiscale rouilleux, l’engoulevent d’Amérique, l’hirondelle rustique et le hibou des marais.
- L’aire Dinàgà Wek’èhodì est classée comme aire importante de nidification au Canada (lien externe) et constitue une halte migratoire clé pour les oiseaux migrateurs (lien externe) aux Territoires du Nord-Ouest, fréquentée par de nombreux cygnes siffleurs, bernaches et autres espèces de sauvagines.
- L’aire Dinàgà Wek’èhodì comprend également l’aire de reproduction la plus septentrionale du Canada pour la sterne caspienne et la guifette noire.
- L’aire Dinàgà Wek’èhodì est prisée pour la chasse et la pêche (en pourvoirie), l’écotourisme et les activités récréatives.
Vous trouverez de plus amples renseignements à la section Ressources ci-dessous en suivant les liens sur les évaluations écologiques et culturelles.
Calendrier
- 2008 – Le bras Nord du Grand lac des Esclaves est déclaré habitat terrestre clé pour les oiseaux migrateurs aux TNO.
- 2010 – L’aire Dınàgà Wek’èhodì est proposé à titre d’aire protégée dans le cadre de la Stratégie des aires protégées et un groupe de travail est formé en conséquence.
- 2016 – Les évaluations de l’importance écologique, culturelle, et économique de l’aire sont effectuées, et le groupe de travail achève son rapport.
Prochaines étapes
- Discussions collaboratives en cours sur la création de Dınàgà Wek’èhodì en vertu des lois territoriales.
- Le GTNO s’est engagé à travailler directement avec les gouvernements et les organisations autochtones, les partenaires clés et le public tout au long du processus de création.
Fiches de renseignements et rapports
Ressources
- 2016 – Rapport du groupe de travail
- 2013 – Évaluation socioéconomique, volume 2 – résumé en langage clair
- 2013 – Évaluation socioéconomique, volume 2
- 2013 – Évaluation des ressources non renouvelables
- 2012 – Résumé des documents sur les lieux présentant une importance culturelle pour les Métis du bras Nord
- 2011 – Évaluation des ressources renouvelables
- 2011 – Évaluation écologique, phase 2
- 2009 – Évaluation écologique, phase 1
- 2009 – Évaluation culturelle, phase 1 – Tłįchǫ (communiquez avec le personnel de la planification de la conservation pour en savoir plus)
Łue Túé Sųlái
Qu’est-ce que l’aire de Łue Túé Sųlái?
L’aire de Łue Túé Sųlái (Clou-wé Tou-è Tsou-laï) est aussi connue sous le nom de Five Fish Lakes (cinq lacs à poissons) et comprend les cinq lacs suivants : Ezáa Łue Túe (lac Ekali), Tł’onie Túé (lac Sanguez), Tłįtętįį (lac Gargan), Dechį Náʔa (lac Deep) et Tthets’éhk’e’ (lac McGill). L’aire, qui se situe dans la région du Dehcho près de Jean Marie River, couvre une superficie d’environ 180 km².
La Première Nation de Jean Marie River a proposé Łue Túé Sųlái à titre d’aire protégée pour faire en sorte que les générations à venir puissent conserver des liens avec leur culture et leur histoire.
L’inaliénation temporaire des terres de la région du Dehcho établie dans le cadre des négociations en cours pour une entente sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale protège déjà la majeure partie de Łue Túé Sųlái jusqu’au 31 décembre 2020.
Pourquoi est-ce important?
- À Łue Túé Sųlái, on trouve des camps permanents historiques ainsi que plusieurs sentiers traditionnels et lieux de sépulture. Il existe également plusieurs histoires associées à la région. La Première Nation de Jean Marie River et celles du Dehcho utilisent ces lacs depuis des générations – et toujours aujourd’hui d’ailleurs – pour pratiquer des activités traditionnelles, comme la chasse, la pêche et la cueillette.
- En plus d’être un endroit important pour la cueillette de plantes médicinales, Łue Túé Sųlái est une importante source d’eau douce et sert d’habitat pour plusieurs espèces de poissons, d’animaux sauvages et de canards.
- Łue Túé Sųlái favorise l’éducation des générations à venir et des visiteurs en leur permettant de se familiariser avec les sites importants du patrimoine culturel.
- Łue Túé Sųlái favorise la création d’activités économiques durables comme le tourisme tout en permettant de poursuivre les activités liées au secteur traditionnel de l’économie.
Calendrier
- 2007 – Les Premières Nations du Dehcho appuient la Première Nation de Jean Marie River dans le lancement du processus d’élaboration d’un plan de conservation pour Łue Túé Sųlái conformément à la Stratégie des aires protégées (SAP).
- 2010 – Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest accepte la proposition de la Première Nation de Jean Marie River de financer le processus d’élaboration d’un plan de conservation pour créer l’aire protégée de Łue Túé Sųlái, conformément à la SAP.
- 2011 – Création d’un groupe de travail composé de membres de la Première Nation de Jean Marie River, des Premières Nations du Dehcho, de la Première Nation de Łı́ı́dlı̨ Kų́ę́, du GTNO et d’autres parties concernées. Le groupe de travail est chargé d’encadrer les évaluations culturelles, écologiques et économiques et de rédiger un rapport de recommandation sur la délimitation, la gestion et la désignation de l’aire.
- 2012-2015 – Achèvement des évaluations, notamment les évaluations archéologiques, culturelles, écologiques et socio-économiques ainsi que les évaluations des ressources renouvelables et non renouvelables
Prochaines étapes
- Le groupe de travail doit ensuite rédiger un rapport faisant état d’une approche concertée visant à atteindre les objectifs de conservation pour Łue Túé Sųlái.
- Dès que les nouvelles mesures législatives entourant l’aire protégée seront adoptées, le groupe de travail choisira une désignation et l’intégrera dans son rapport. Voilà qui mettra fin au processus de planification pour créer l’aire protégée proposée de Łue Túé Sųlái.
- Le GTNO continuera de reconnaître et de respecter les droits des Autochtones et ceux issus de traités, notamment les accords sur les revendications territoriales, les ressources et l’autonomie gouvernementale.
Ressources supplémentaires
Ejié Túé Ndáde
Qu’est-ce que l’aire Ejié Túé Ndáde?
Ejié Túé Ndáde (è-djié-toué-ine-DA-dè), connu également sous le nom de la région du lac, de la rivière et des pistes Buffalo, est une aire protégée proposée en vertu de la Loi sur les aires protégées. Elle se trouve au sud-est de la région du Dehcho. Elle couvre 2 180 km² et comprend la partie occidentale de Ejié Túé (lac Buffalo) et de Ejié Túé Dehé (rivière Buffalo).
Auparavant, les K’átł’odeeche got’i (le peuple de K’átł’odeeche) dépendaient des espèces sauvages de cette région pour subvenir aux besoins de leur famille. Ils ont développé des liens culturels et spirituels forts avec la région du lac Buffalo, une expérience que partagent maintenant les Dénés et les Métis des collectivités environnantes.
L’inaliénation temporaire des terres de la région du Dehcho établie dans le cadre des négociations en cours pour une entente sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale protège déjà la majeure partie d’Ejié Túé Ndáde jusqu’au 31 décembre 2020.
Pourquoi est-ce important?
- Le lac Buffalo et le complexe écologique de zones humides qui se trouvent à l’intérieur de l’aire proposée sont des lieux importants pour les oiseaux migrateurs, les oiseaux aquatiques, les orignaux, les castors et les poissons.
- Étant donné qu’Ejié Túé Ndáde est toujours un excellent endroit pour la chasse, la pêche et le piégeage, les aînés et les chasseurs des collectivités environnantes peuvent encore s’y rendre pour enseigner aux jeunes les croyances, les valeurs, les connaissances et habiletés traditionnelles liées aux espèces sauvages et à leur habitat.
- Ejié Túé Ndáde porte également les traces d’une riche histoire, comme des lieux archéologiques, spirituels et culturels importants. Mentionnons, entre autres, le grand nombre de cabanes, de camps, de lignes de piégeages, de lieux de sépulture et d’autres lieux sacrés.
Calendrier
- 2003 – L’importance culturelle et écologique d’Ejié Túé Ndáde mène la Première Nation K’átł’odeeche à lancer un processus pour protéger officiellement la région.
- 2010 – Formation d’un groupe de travail pour encadrer l’évaluation de l’aire protégée Ejié Túé Ndáde et formuler des recommandations sur sa création.
- 2014 – Achèvement des évaluations et rédaction d’un rapport de recommandations par le groupe de travail.
Prochaines étapes
- Les discussions continuent sur les prochaines étapes à suivre dans le processus de planification et de prise de décisions concernant la création de l’aire protégée proposée Ejié Túé Ndáde.
- Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest continuera de reconnaître et de respecter les droits des Autochtones et ceux issus de traités, notamment les accords sur les revendications territoriales, les ressources et l’autonomie gouvernementale à l’intérieur de l’aire protégée Ejié Túé Ndáde.
Fiche de renseignements
Sambaa K’e
Qu’est-ce que l’aire Sambaa K’e?
Sambaa K’e est une aire protégée proposée en vertu de la Loi sur les aires protégées. Elle se trouve dans le centre sud de la région du Dehcho aux Territoires du Nord-Ouest et couvre une superficie de 10 600 km².
Sambaa K’e revêt une grande importance écologique et culturelle pour la Bande dénée de Sambaa K’e. Elle comprend la source de la rivière Trout et une partie des cours supérieurs des rivières Muskeg, Arrowhead, Petitot, Poplar et Redknife. La zone où se situe le bassin de la rivière Trout, dont le lac Trout fait partie, est un lieu essentiel de chasse pour la collectivité.
L’inaliénation temporaire des terres de la région du Dehcho établie dans le cadre des négociations en cours pour une entente sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale protège déjà la majeure partie de Sambaa K’e jusqu’au 31 décembre 2020.
Pourquoi est-ce important?
- Sambaa K’e regorge de poissons ainsi que d’autres espèces sauvages et se révèle importante pour la chasse de subsistance. On y trouve des orignaux, des carcajous, plusieurs espèces d’oiseaux aquatiques et certaines espèces en péril, comme la population boréale du caribou des bois, le moucherolle à côtés olive et le quiscale rouilleux.
- Le bassin versant de Sambaa K’e est d’une importance capitale pour la collectivité de Sambaa K’e et celles en aval. Le peuple de Sambaa K’e maintient un style de vie très traditionnel et dépend de la nature pour subvenir à ses besoins fondamentaux et demeurer ancré dans sa culture.
Calendrier
- 2006 – Les demandes de parrainage sont présentées au Service canadien de la faune du gouvernement du Canada. Le groupe de travail de l’aire Sambaa K’e est mis en place et se compose des membres suivants :
- Bande dénée de Sambaa K’e
- Service canadien de la faune
- Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
- Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO)
- Canards Illimités Canada
- Chambre des mines des TNO et du Nunavut
- 2011 – Toutes les évaluations de l’aire protégée proposée sont terminées. Le groupe de travail rédige son rapport final.
Prochaines étapes
- Le GTNO travaille actuellement avec la collectivité de Sambaa K’e, le gouvernement du Canada et d’autres partenaires pour conclure les processus de planification et de prise de décision menant à la création de l’aire protégée Sambaa K’e.
- Il continuera de reconnaître et de respecter les droits des Autochtones et ceux issus de traités, notamment les accords sur les revendications territoriales, les ressources et l’autonomie gouvernementale.
Fiche de renseignements et ressources
Ka’a’gee Tu
Qu’est-ce que l’aire de Ka’a’gee Tu?
L’aire protégée proposée de Ka’a’gee Tu (prononcer ka-gui-tou) couvre environ 9 600 km2. Elle est située dans l’extrémité sud-est de la région du Dehcho et englobe une grande partie du bassin versant de la rivière Kakisa.
Cette aire proposée est riche sur le plan culturel et écologique, et regorge de ressources dans lesquelles le peuple ka’a’gee tu (Kakisa) puise depuis des générations.
L’inaliénation temporaire des terres de la région du Dehcho, établie dans le cadre des négociations en cours pour une entente sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale, protège déjà la majeure partie de l’aire proposée de Ka’a’gee Tu jusqu’au 31 décembre 2020.
Pourquoi est-ce important?
- L’aire protégée proposée de Ka’a’gee Tu est riche et variée sur les plans culturel et écologique; sa valeur est reconnue aux niveaux local et national.
- Le peuple Ka’a’gee Tu a choisi ces terres afin qu’elles lui procurent une protection permanente. Elles lui permettent de trouver un équilibre entre la préservation de son patrimoine culturel et des écosystèmes dont il dépend, et le besoin de stabilité et de croissance économiques. Les zones connues pour leur fort potentiel en ressources non renouvelables ont été délibérément exclues.
- Les ressources trouvées dans l’aire proposée font vivre le peuple ka’a’gee tu depuis des générations. On trouve des orignaux, des castors, des poissons et beaucoup d’oiseaux aquatiques dans toute la région. Ka’a’gee Tu abrite également plusieurs espèces en péril, comme le caribou des bois et le quiscale rouilleux, ainsi que des espèces de plantes rares.
- Une nouvelle population de parulines du Canada, une espèce d’oiseau menacée, a été découverte dans les collines Cameron situées au sud-est de l’aire proposée de Ka’a’gee Tu.
Calendrier
- 2009 – Le Service canadien de la faune et Environnement Canada parrainent Ka’a’gee Tu en tant qu’aire proposée.
- 2010 – Un groupe de travail est mis sur pied. Dans le cadre de ce processus, le peuple ka’a’gee tu travaille avec la Première Nation de Deh Gah Gotie, la Première Nation K’atł’odeeche, la Première Nation de West Point, la Nation des Métis des TNO et les parties prenantes. Le groupe de travail rédige des recommandations sur la désignation, les limites et la gestion de l’aire. Tous les travaux sur le terrain et les évaluations sont terminés.
Prochaines étapes
- Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) collabore actuellement avec la collectivité de Kakisa, le gouvernement du Canada et d’autres partenaires afin de conclure les processus de planification et de prise de décision concernant l’aire protégée proposée de Ka’a’gee Tu.
- Il continuera de reconnaître et de respecter les droits des Autochtones et ceux issus de traités, notamment les accords sur les revendications territoriales, les ressources et l’autonomie gouvernementale.