Surveillance et analyses – Prouver que l’eau est potable
Les administrations communautaires sont chargées de procéder à des analyses fréquentes de l’eau potable. Ce processus consiste à prélever des échantillons, à les remettre à un laboratoire, puis à étudier les résultats pour garantir la salubrité de l’approvisionnement en eau de la collectivité.
Analyses et surveillance des données sur la qualité de l’eau traitée
- Elles permettent de vérifier la qualité de l’eau potable et d’intervenir rapidement au besoin.
- Les analyses sont menées aux échéances suivantes :
- E. coli et coliformes totaux : Pour l’eau traitée distribuée par canalisations, il faut au moins quatre échantillons par mois (davantage pour les populations supérieures à 4 000 résidents) qui sont d’habitude prélevés chaque semaine. Pour l’eau distribuée par camion, il faut prélever un échantillon chaque mois dans le camion, ainsi que des échantillons dans les bâtiments publics. Pour tous les systèmes de distribution, il faut prélever un échantillon d’eau brute chaque mois.
- Chlore : Des échantillons d’eau traitée sont prélevés chaque jour pour vérifier le niveau de chlore dans le réservoir de la station et dans les camions de livraison. De nombreuses stations surveillent l’eau en continu par le biais de mesureurs en ligne. Les échantillons d’eau brute ne peuvent servir à mesurer le taux de chlore étant donné qu’il est ajouté au cours du traitement.
- Turbidité : On prélève chaque jour un échantillon d’eau brute. Quand cela est faisable, les stations surveillent en continu la turbidité de l’eau à l’aide de mesureurs en ligne dans le système de traitement. Lorsque ce n’est pas possible, il faudra prélever au moins un échantillon d’eau traitée chaque jour de livraison, ainsi qu’un autre échantillon toutes les 4 heures lorsque la station est en fonctionnement.
- Trihalométhanes (THM) : Des échantillons d’eau traitée sont prélevés chaque trimestre (au moins quatre fois par an). Il est inutile de prélever des échantillons d’eau brute.
- Paramètres chimiques et physiques : Chaque année, on prélève un échantillon d’eau potable et on le teste en fonction de 28 paramètres, énumérés dans le menu de gauche. Des échantillons d’eau brute sont prélevés pour vérifier ces 28 paramètres si le processus de traitement inclut des technologies autres que la désinfection au chlore ou aux UV. Le processus de désinfection en soi n’a pas d’incidence sur ces paramètres et il n’est pas nécessaire de prélever un échantillon d’eau brute pour les systèmes de désinfection seuls.
Les agents en hygiène du milieu du ministère de la Santé et des Services sociaux sont chargés d’étudier les données des analyses et de réagir si ces dernières dépassent les limites fixées dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada.
Accès public aux données sur la qualité de l’eau
Pour tenir le public informé et lui permettre de prendre des décisions éclairées concernant ses habitudes de consommation d’eau potable.
PDF • 406,98 Ko • Émis le 3 septembre 2024
Télécharger NWT Communities Annual Water Chemical ReportsPDF • 249,7 Ko • Émis le 30 juin 2025
Télécharger 2024 Water Quality ResultsAnalyses supplémentaires de l’eau potable effectuées après la saison des feux de forêt de 2023
Toutes les usines de traitement des eaux des collectivités ténoises ont fait l’objet d’analyses visant à détecter la présence de SPFA à la suite de la saison des feux de forêt de 2023. Ces analyses approfondies constituaient une mesure de précaution visant à confirmer que l’eau potable demeure salubre et à appuyer la surveillance continue de l’eau, car les feux de forêt majeurs peuvent temporairement modifier la façon dont l’eau et les contaminants existants se déplacent dans l’environnement.
Avis publics (avis d’ébullition de l’eau)
- Pour informer le public en cas de problèmes et lui indiquer la marche à suivre.
- Pour montrer que les fonctionnaires ont une responsabilité à l’égard du public, pour instaurer la confiance dans le système, et pour sensibiliser le public.
Rapport public sur la qualité de l’eau potable aux TNO
- Compte rendu annuel destiné au public sur l’état de l’eau potable aux TNO.
- Pour expliquer les tendances constatées et discuter des questions importantes.
Évaluation des infrastructures et des opérations de traitement de l’eau
- Pour vérifier que les infrastructures de traitement de l’eau sont en bon état et qu’elles sont exploitées et entretenues de façon sûre.
Éducation du public
- Pour convaincre le public que l’approvisionnement en eau est sécuritaire et fiable en l’informant des résultats des analyses et en précisant le nom des responsables.
Échantillons Bactériologiques
Coliformes fécaux
Parmi tous les contaminants présents dans l’eau potable, ce sont les fèces d’animaux et d’humains qui constituent les plus grands risques sanitaires. Les coliformes fécaux, aussi appelés coliformes thermotolérants, sont des types de bactéries coliformes que l’on trouve généralement dans les intestins des humains et des animaux en bonne santé. Les bactéries coliformes sont présentes partout dans l’environnement. La plupart des coliformes, y compris la majorité des coliformes fécaux, sont des organismes d’origine naturelle et relativement inoffensifs. Les coliformes fécaux, qui comprennent l’E. coli et quelques autres espèces, indiquent une contamination fécale. Les analyses de coliformes fécaux ont été remplacées par des analyses de l’E. coli dans la plupart des administrations étant donné qu’il existe à présent des test plus précis la concernant. La concentration acceptable maximale (CMA) de coliformes fécaux dans l’eau potable est de zéro. Si des coliformes fécaux sont présents dans l’eau potable traitée, un avis d’ébullition de l’eau est généralement diffusé sur-le-champ.
Numération des bactéries hétérotrophes
La numération des bactéries hétérotrophes, anciennement appelée numération sur plaque, indique le contenu bactériologique général de l’eau. Un compte élevé de bactéries hétérotrophes ne se traduit pas par une éclosion de maladie hydrique. La désinfection au chlore conduite adéquatement peut généralement ramener la numération de bactéries hétérotrophes à moins de 10 UFC/ml (unité formatrice de colonie par millilitre). Si le niveau dépasse 500 UFC/ml, il faut mener une enquête même si cela ne débouche pas nécessairement sur un avis d’ébullition de l’eau.
Escherichia coli (E. coli)
Parmi tous les contaminants présents dans l’eau potable, ce sont les fèces d’animaux et d’humains qui constituent les plus grands risques sanitaires. L’E. coli est un coliforme fécal naturellement présent dans les intestins des animaux et des humains. Même si la souche pathogène appelée E. coli 0157:H7 (qui a contaminé l’eau à Walkerton en Ontario) est particulièrement nuisible et potentiellement mortelle, la plupart des souches d’E. coli sont relativement inoffensives. La raison pour laquelle on se sert autant de l’E. coli dans les mesures est qu’il s’agit d’un bon indicateur de la salubrité bactériologique de l’eau potable. C’est la seule espèce de coliforme que l’on retrouve exclusivement dans le tractus intestinal des humains et d’autres animaux à sang chaud. Les bactéries E. coli sont excrétées en grand nombre dans les fèces. La présence d’E. coli dans l’eau signifie que cette dernière a été contaminée avec des fèces humaines ou animales qui peuvent contenir un certain nombre d’organismes pathogènes (c.-à-d. susceptibles de provoquer des maladies). La concentration acceptable maximale d’E. coli dans l’eau potable est de zéro. Si on constate la présence d’E. coli dans l’eau potable, un avis d’ébullition de l’eau est généralement diffusé sur-le-champ.
Coliformes totaux
Les coliformes sont un type de bactérie que l’on trouve dans l’environnement. La plupart des coliformes sont relativement inoffensifs et peuvent facilement être éliminés avec du chlore. Le nombre de coliformes totaux dans l’eau potable traitée indique l’efficacité du processus de désinfection. Si on constate la présence de bactéries coliformes dans l’eau potable, il faut régler le problème immédiatement et analyser l’eau à nouveau. Si le problème ne peut pas être réglé, un avis d’ébullition de l’eau doit être diffusé.